LANGRES

Modernisation de l’offre hospitalière du centre-sud Haute-Marne.

Le 11 décembre 2025, le Centre hospitalier de Langres a franchi une étape historique avec la pose de la première pierre de son futur hôpital. Cette cérémonie marque le lancement officiel d’un projet structurant pour la santé de proximité dans le centre-sud de la Haute-Marne, témoignant de l’engagement en faveur d’une offre hospitalière moderne, accessible et sécurisée. Elle rassemble les acteurs institutionnels, les professionnels de santé et la population autour d’un objectif commun : moderniser l’hôpital et préparer l’avenir des soins sur le territoire.

Un hôpital modernisé et mieux situé

Le nouvel établissement sera construit sur le site de l’ancienne Base de soutien du matériel (BSMAT), offrant une meilleure accessibilité pour les patients, les visiteurs et les services de secours. Cette nouvelle implantation permet des parcours clairs, un stationnement adapté et respecte l’identité patrimoniale locale. L’actuel hôpital, situé au cœur de la citadelle, souffre de contraintes qui limitaient l’efficacité des services et ne correspondaient plus aux standards médicaux contemporains. Le projet s’inscrit dans la stratégie « Mieux vivre ensemble sa santé sur le territoire », visant à renforcer la proximité et l’accès aux soins.

Une offre de soins complète et moderne

Le futur hôpital portera sa capacité à 110 lits et places, contre 87 aujourd’hui. Il comprendra des locaux modernes et modulables, un service des urgences optimisé pour adultes et enfants, ainsi que des unités spécialisées en soins de réadaptation, gériatrie et hospitalisation de courte durée. L’équipement médical sera entièrement renouvelé, incluant scanner et IRM, pour garantir un diagnostic rapide et précis. Les patients bénéficieront également de consultations spécialisées, d’un centre périnatal, d’un service d’imagerie et d’un centre de prélèvements et de biologie, assurant un suivi complet et de proximité.

Un projet durable et financé

Le nouvel hôpital répond à des normes environnementales bas carbone et utilise des matériaux biosourcés, avec près de 25 % des travaux confiés à des artisans locaux. Le projet représente un investissement total de 43 millions d’euros, financé à hauteur de 91 % par des subventions publiques, limitant le recours à l’emprunt et assurant la soutenabilité financière. Il constitue ainsi un projet à la fois moderne, responsable et bénéfique pour l’économie locale.

Une organisation territoriale et un projet tourné vers l’avenir

Le Centre hospitalier de Langres s’intègre dans une coopération avec les hôpitaux de Chaumont et Bourbonne-les-Bains, en lien avec le CHU Dijon Bourgogne. Cette organisation garantit des parcours de soins gradués et fluides pour tous les patients. Au-delà de sa construction, le nouvel hôpital modernisera les infrastructures, renforcera la proximité des soins et intégrera les innovations médicales, telles que la télémédecine et les dossiers électroniques. La livraison est prévue pour 2028, assurant une offre hospitalière complète, moderne et durable pour les habitants du centre-sud de la Haute-Marne.

CHAUMONT

Une nouvelle trajectoire pour l’hôpital de Chaumont

Aujourd’hui, le Centre Hospitalier de Chaumont a officiellement lancé ses travaux de reconstruction, en présence des financeurs et des autorités locales. Un projet de 110 millions d’euros pour transformer l’hôpital en un pôle de soins moderne, adapté aux besoins de la Haute-Marne, en lien avec les sites de Langres et Bourbonne-les-Bains également en cours de modernisation.

Pourquoi une nouvelle trajectoire de l’hôpital de Chaumont s’impose

Les difficultés de recrutement sur le territoire prennent un relief particulier s’agissant des professionnels médicaux. Cela ne doit pas cacher le fait que les services du centre hospitalier sont mal dimensionnés, parfois vétustes, et que leur implantation disperse les rares moyens médicaux présents.

La récente certification (certes sous conditions) de l’établissement par la Haute Autorité de Santé, a démontré les efforts entrepris par une communauté d’établissement mobilisée pour un avenir meilleur. Le nouveau projet architectural vient appuyer ce mouvement en restructurant l’offre de soins et en permettant une qualité accrue.

Le centre hospitalier de Chaumont fait aujourd’hui face à un constat partagé : son offre de soins demeure financièrement déséquilibrée et partiellement inadaptée à l’évolution démographique du territoire.

Le vieillissement de la population se traduit par une augmentation des polypathologies complexes, tandis que celui des médecins généralistes – dont 40 % ont plus de 65 ans – conduit à une raréfaction de l’offre de soins de premier recours et une pression accrue sur les urgences. Dans ce contexte, la situation financière de l’établissement reste fragile, marquée par des déficits structurels importants.

Un diagnostic partagé depuis 2021 entre les centres hospitaliers, les médecins libéraux et les autres acteurs de soins sur le territoire a conduit à une conclusion claire : le statu quo n’est pas une option.

Pas de statu quo, mais un investissement de 110 millions d’euros

L’État et les collectivités ont ainsi décidé d’attribuer au Centre hospitalier de Chaumont un budget sans précédent de 110 millions d’euros, destiné à la reconstruction du site. L’objectif est triple : moderniser la structure (sur le plan technique et des conditions hôtelières), supprimer les doublons entre établissements proches, et rationaliser l’usage des surfaces, avec une réduction de près de 60 %. La totalité du projet qui inclut les sites de Bourbonne-les-Bains et Langres se monte à 156 millions d’euros.

Pensée dans une logique de proximité et d’aménagement du territoire, la reconstruction du Centre hospitalier constitue un signal fort, tout en affirmant le choix d’un établissement à taille humaine. L’investissement consenti à Chaumont vise à conforter son rôle de pivot de l’offre de santé en Haute-Marne, en articulation étroite avec les hôpitaux de Langres et Bourbonne-les-Bains. Cette organisation territoriale attribue à chaque établissement une responsabilité claire : Chaumont comme établissement de référence et siège du groupement de coopération sanitaire public-privé, Langres et Bourbonne-les-Bains comme hôpitaux de proximité et pôles de réadaptations (Langres conservant un service d’urgences, Bourbonne-les-Bains institué en pôle d’expertise, entre autres sur l’aspect locomoteur), et le CHU de Dijon comme établissement de recours.

Dijon, par hélicoptère ou par l’intervention de spécialistes.

Ce dernier sera accessible par hélicoptère, qui pourra se poser sur le toit du nouveau bâtiment de Chaumont (ce recours était jusqu’à maintenant rare, puisque l’hélicoptère se posait sur un stade distant, qu’il fallait parfois d’ailleurs évacuer auparavant).

Au-delà, le CHU de Dijon va renforcer sa déjà forte irrigation du centre hospitalier de Chaumont en spécialistes (médecine interne, rhumatologie, neurologie, neurochirurgie, imagerie…). Les équipements seront adaptés pour faciliter encore les nouvelles techniques de téléexpertise ou téléconsultation, de sorte que les patients du territoire puissent, soit voir un spécialiste in situ, soit bénéficier de l’expertise du CHU relayée par un praticien du centre hospitalier.

L’objectif est de retravailler régulièrement, filière par filière, l’organisation des soins entre le CHU et le CH de Chaumont pour l’étendre et l’améliorer progressivement ; en effet l’allocation de moyens humains par le CHU est nécessairement étalée dans le temps, de manière programmée, en fonction des promotions successives de spécialistes. Par ailleurs, le CHU pourra mettre à disposition des praticiens sur certaines thématiques de santé publique, par exemple en gastro-entérologie avec des dépistages par endoscopie du cancer du côlon.

Cette structuration s’appuie également sur la coopération déjà existante avec la clinique Elsan de Chaumont, permettant en particulier de partager le bloc opératoire dans une logique de mutualisation des coûts et des ressources rares (chirurgiens, anesthésistes, infirmières spécialisées).

La nouvelle architecture permettra d’accueillir les patients dans un circuit logique : des parkings plus vastes et mieux organisés, un hall d’accueil lumineux et accueillant, doté d’une signalétique claire et lisible, connecté de plein pied aux services les plus fréquemment utilisés (consultation, imagerie, hôpital de jour…), et donnant directement sur des ascenseurs pour accéder aux unités d’hospitalisation.

Un parcours hospitalier simplifié pour le patient

Ces unités d’hospitalisation seront plus souples pour les soignants et parfaitement adaptées à leurs besoins. Les chambres seront mieux conçues et isolées, permettant d’accueillir 263 lits et places (dont 50 gérées en partenariat avec la clinique), essentiellement en chambre seule, ce qui représente 46 lits et places supplémentaires par rapport à aujourd’hui. Maternité et pédiatrie seront sur le même niveau. Ces nouvelles capacités permettront d’augmenter le capacitaire en médecine (dont les soins palliatifs), mais également en soins médicaux de réadaptation ; un hôpital de jour agrandi et centralisé permettra de traiter les patients en leur évitant de passer la nuit à l’hôpital. Ces lits supplémentaires permettront aussi de limiter le temps passé aux urgences avant une hospitalisation.

L’architecture des urgences sera repensée, en augmentant le nombre de chambres (passant de 4 à 8) et en améliorant les conditions d’accueil, en particulier l’intimité des patients. L’hélistation permettra d’accueillir directement les patients accidentés aux urgences, au bloc opératoire ou en soins critiques, et d’effectuer très rapidement et de façon plus confortable des allers et retours avec les centres de recours, notamment le CHU Dijon Bourgogne. Une unité de soins intensifs polyvalents de huit lits sera mise en place. Le bloc opératoire comptera six salles, plus une salle de césarienne et une salle d’endoscopies. La salle nature (permettant des accouchements dans un contexte moins technique) sera reconstruite et une chambre kangourou (permettant l’accueil de la mère et du bébé devant recevoir des soins dans la même chambre) ouverte. La balnéothérapie sera par ailleurs conservée.

L’hôpital disposera de deux scanners, deux IRM, un TEP-scan, soit une imagerie haut de gamme, accessible en consultation comme en urgence, permettant de raccourcir sensiblement le temps requis pour accéder à ces examens pour les habitants du bassin desservi.

Une étape-clef pour la santé en Haute-Marne

Après le lancement de la reconstruction du centre hospitalier de Langres, cette opération constitue une nouvelle étape clé dans la mise en œuvre du projet de santé du territoire du centre sud Haute-Marne.

Les travaux se dérouleront en trois phases. La première commencera en mars 2026, avec la démolition d’une aile de l’hôpital afin de dégager l’emplacement du nouvel hôpital. La deuxième phase, c’est-à-dire la construction du nouvel hôpital, débutera en novembre 2026, avec une mise en service prévue en début d’année 2029. La troisième phase se terminera en 2030, avec la démolition des bâtiments anciens et l’aménagement complet du site (parc arboré notamment).